Du brouillard a surgi le camion:
Deux phares dans la nuit,
Des cochons dans le noir.
Et mon coeur s'est arrêté de battre,
Cisaillé de douleur,
Ecoeuré de combattre.
J'étouffais, la haine m'a sauvée,
J'ai tiré mon épée,
Pour desceller leurs chaînes,
Mais le chauffeur riait, goguenard.
Ah, de ce cauchemar,
Me réveiller sur l'heure!
Hélas, il est passé devant moi,
Obstiné, quoi qu'on fasse,
Dans son choix meurtrier.
Au loin, ils se sont évanouis.
Je crie à l'assassin,
Demain, ils seront morts.
(septembre 2002)
Aujourd'hui,
j'ai revu le camion,
A la lueur du jour,
Les cochons avaient peur.
Et
mon coeur s'est arrêté de battre,
Cisaillé de douleur,
Ecoeuré de combattre.
J'étouffais,
un éclair m'a sauvée,
J'ai tiré mon épée,
Pour desceller leurs fers,
Mais
le chauffeur riait, insouciant.
Ah, de l'égarement,
Le libérer sur l'heure!
Hélas,
il est passé devant moi,
Obstiné, quoi qu'on fasse,
Dans son choix meurtrier.
Au
loin, ils se sont évanouis.
Le temps est assassin,
Demain, nous serons morts.
(octobre
2004)

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